L’huissier de justice sur grand et petit écran

Chacun le sait, l’huissier de justice ne figure pas au titre des professions les plus adulées. Toutefois, sa fonction a souvent été mise en avant tant au petit écran qu’au cinéma. Séquence souvenirs…

Les trois frères (1995 – B.Campan D. Bourdon). Qui ne se souvient pas de Me Gonzalez (Jean-François Pastout) en procédure de saisie-vente, avec parmi les biens inventoriés, la console « super nin-ten-do » ou bien le « sèche-linge Kundelitch » … Difficile de penser toutefois que ce film ait suscité des vocations.

Cadet Roussel (1954 – André Hunebelle) : Si ! Si ! le personnage qui a inspiré la chanson était bien huissier de justice. C’est en Bourgogne à Auxerre de Guillaume Joseph Roussel a mené sa carrière à la fin du XIIIe siècle étant successivement, domestique, laquais, clerc d’huissier puis huissier audiencier au baillage d’Auxerre. Sa bonhomie et sa maison biscornue ont sans doute été à l’origine de la chanson. Dans ce film avec Bourvil, Cadet Roussel est incarné par Françoise Périer. 

Publicité « Bordeau-Chesnel » (1986) : Difficile d’imaginer l’association de l’huissier de justice et du célèbre pot de rillettes. Toutefois, la publicité marque encore les esprits ! On y voit, en pleine expulsion, une débitrice BCBG échanger avec un huissier de justice à propos d’un pot de rillettes auquel l’huissier de justice n’avait encore « jamais gouté ! » « Normal cher Monsieur, nous n’avons pas les mêmes valeurs » lui répond la femme alors que les déménageurs l’emmènent toujours assise sur sa chaise.

En votre âme et conscience – La malle à Gouffé (1957 – Archive INA) avec Raymond Souplex : C’est un peu de le « Faites entrer l’accusé » des années 50. Dans cette émission, acteurs et actrices reconstituent le procès de la célèbre affaire de la « malle à Gouffé » (1890). Affaire dans laquelle Gouffé, riche huissier de justice parisien était victime d’un couple sans scrupules. Les sorties légères du vendredi soir de l’huissier auront, pour lui de funestes conséquences…  

Enfin, pour le plaisir de découvrir ou redécouvrir, nous ne résistons pas à l’échange ci-dessous tiré de Mon Oncle Benjamin (Édouard Molinaro-1969) dans lequel Paul Presbois campe le rôle d’un huissier de justice amateur de bons vins aux côtés de Jacques Brel. Hasard ou non, l’huissier de justice se nomme « Parlenta » 


« Benjamin Rathery (Jacques Brel) – Ce bon Parlenta! Est-ce que par hasard tu viendrais nous chanter « A genoux, chrétiens, à genoux ! » ?

Parlenta l’huissier (Paul Presbois) –  des jeux et des chansons, l’heure est passée, hélas, d’attendre plus longtemps tes créanciers se lassent !

BenjaminDieu me savonne, ce sont des vers !

Parlenta – C’en sont, car il faut bien que la rime adoucisse le pénible devoir qu’impose mon office.

Benjamin – Allez tu vas nous raconter tout ça… Mais goûte-moi d’abord ce petit Volnay.

Parlenta – Ah, ah ben si c’est du Volnay… [il goûte]. Ahh, il est coquet !

Benjamin – Si tu as soif tu ne te gêne pas, il m’en reste deux barriques.

Bettine Machecourt (sœur de Benjamin – Rosy Varte) – Qui bien entendu ne sont pas payées…

Parlenta :– Et voilà justement ce qui céans m’amène. Juge de mon chagrin et pardonne à ma peine, mais je dois t’avertir qu’avant qu’il soit matin, je viendrai te saisir de mes légales mains… »

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La formation

Se former sur des thèmes transversaux : quels intérêts dans une étude d’huissier de justice ? Gérer à l’accueil un débiteur mécontent d’une saisie attribution…

Dialoguer

    1. En effet Maître Requin ! La liste est longue et nous aurions également pu citer « Je ne suis pas là pour être aimé – 2004 » dans lequel Patrick Chesnais joue le rôle d’un huissier blasé. Merci pour votre contribution !